Avec la multiplication des échanges internationaux et le progrès technologique (tant des moyens de production que des circuits de distribution), la reproduction d’œuvres ou
de produits originaux se trouve grandement facilitée. Les contrefaçons peuvent d’ailleurs intervenir à plusieurs niveaux et sous plusieurs formes.
Elle peuvent ainsi porter (conjointement ou non) sur :
- le brevet (20 ans de protection)
- la marque (10 ans renouvelables)
- le dessin ou modèle (25 ans renouvelables une fois)
- les droits d’auteur dans le cas d’une production artistique (jusqu’à 70 ans après la mort de l’auteur)
On considère que la contrefaçon représente aujourd’hui 5 à 7% du commerce mondial. L’expansion du phénomène est particulièrement significative en Europe, où 100 millions de produits
contrefaits ont été saisis en 2000 contre 25 millions seulement en 1999.
Qui plus est, le champ d’action des contrefacteurs va bien au-delà du luxe. Ce secteur ne représente en effet plus que 1% des saisies, alors que se développent les contrefaçons de
produits technologiques, les pièces automobiles, les produits de santé (médicaments, cosmétiques...).
Le développement de ce secteur a de fait développé l’intérêt de familles mafieuses qui ont entrepris de s’approprier des pans entiers de cette économie parallèle. A l’échelle de pays
entiers également, une véritable « division internationale du travail » de la contrefaçon s’est mise en place. C’est ainsi que nombre de contrefaçons de produits électroniques complexes
proviennent du Japon ou de Chine, ce dernier pays étant également à l’origine d’un important piratage de biens artistiques (musique notamment). En Europe, les contrefaçons portent
essentiellement sur la mode, tandis que le bassin méditerranéen dans son ensemble est très présent sur le segment de la vente en gros.